L’homme pur dit à la fleur
Tu es jolie !
Je ne te cueillerai pas
Pas le moins du monde !
Je serai là.
Simplement.
Tu es si jolie !
Une drôle de fleur !
Que j’aime.
D’une espèce que je ne connais pas.
Je ne te cueillerai pas.
Ne te ferai pas de mal.
Je serai là.
Je viendrai t’arroser !
Alors la fleur s’est arrêtée de faner.
Elle a cessé d’être fleur.
Elle est devenue femme
vendredi 4 février 2011
L ETRE AIME
Lui
Qui s’approche
Bouche prête
A faire chanter ma vie
J’abreuve mon aura à l’eau de sa peau nue
Sa musique dit l’envol
Des pétales légers…
Qui s’approche
Bouche prête
A faire chanter ma vie
J’abreuve mon aura à l’eau de sa peau nue
Sa musique dit l’envol
Des pétales légers…
GITANE MAGIQUE
Emplie de sa musique à lui
Enivrante
Entêtante
Rassurante
Et soyeuse
Elle se mit à danser…
Il l’appela Gitane.
Elle
Les bras ouverts,
Inondée de poésie
Dansait, tournait
Virevoltait
Pour lui
Qui ne bougeait pas
Pour cet homme
Aux yeux d’écorces tendres,
Qui avait pansé ses blessures.
Enivrante
Entêtante
Rassurante
Et soyeuse
Elle se mit à danser…
Il l’appela Gitane.
Elle
Les bras ouverts,
Inondée de poésie
Dansait, tournait
Virevoltait
Pour lui
Qui ne bougeait pas
Pour cet homme
Aux yeux d’écorces tendres,
Qui avait pansé ses blessures.
EVEIL DE MON AMOUR
Petites touches du bout des lèvres,
Senteurs parfumées à l’aube de tes paupières brunes,
Eveil de mon amour.
Caresse du nénuphar de ma bouche,
La prunelle de tes yeux flotte
Un instant
Au reflet miroitant
De la surface de mon émoi.
Le jardin se pare des couleurs de notre musique intérieure.
Senteurs parfumées à l’aube de tes paupières brunes,
Eveil de mon amour.
Caresse du nénuphar de ma bouche,
La prunelle de tes yeux flotte
Un instant
Au reflet miroitant
De la surface de mon émoi.
Le jardin se pare des couleurs de notre musique intérieure.
COMMUNION DANS L OEUF
Sous tes baisers fougueux mes lèvres se consument.
A ton ardent brasier je m’attise et me frotte.
L’incandescente lave, sève de mon désir,
Fait bouillir la cornue que tu as échauffée.
Jusqu’à perdre le souffle j’échauffe ma passion,
Et dans tes yeux de braise m’enivre de plaisir…
Et le jaune et le blanc de nos âmes s'emmêlent.
La lune et le Soleil célèbrent leur hymen.
Le germe de la vie, paré d'or et d'argent,
Modèle ma peau nue qui devient l'oeuf cosmique,
Extension de nos êtres, puissant et lumineux.
Un monde pur est né, symbolique et parfait.
A ton ardent brasier je m’attise et me frotte.
L’incandescente lave, sève de mon désir,
Fait bouillir la cornue que tu as échauffée.
Jusqu’à perdre le souffle j’échauffe ma passion,
Et dans tes yeux de braise m’enivre de plaisir…
Et le jaune et le blanc de nos âmes s'emmêlent.
La lune et le Soleil célèbrent leur hymen.
Le germe de la vie, paré d'or et d'argent,
Modèle ma peau nue qui devient l'oeuf cosmique,
Extension de nos êtres, puissant et lumineux.
Un monde pur est né, symbolique et parfait.
CARESSE MÉLODIQUE
Caresses symphoniques de tes larges prunelles
Tu m’enveloppes tendrement
Tu m’habilles de ta musique
Pigmentée de rêves étoilés
Tu m’enveloppes tendrement
Tu m’habilles de ta musique
Pigmentée de rêves étoilés
BOUILLON DE CARESSES
Ta peau de satin
Frémit
Sous les frissons de mes lèvres ouvertes.
Ta peau au grain de plumes
Vibre
D’une ivresse d’envol irrépressible.
Je goûte à la saveur pétillante et crémeuse de ta fièvre
Je te bois et m’enivre
Mes doigts irisés ondoient de mille couleurs chatoyantes
Les paumes de mes mains, sur ton corps scintillant, fredonnent
Bercent ton âme de notes soyeuses et lumineuses
Je t’aime.
Le temps est suspendu.
Frémit
Sous les frissons de mes lèvres ouvertes.
Ta peau au grain de plumes
Vibre
D’une ivresse d’envol irrépressible.
Je goûte à la saveur pétillante et crémeuse de ta fièvre
Je te bois et m’enivre
Mes doigts irisés ondoient de mille couleurs chatoyantes
Les paumes de mes mains, sur ton corps scintillant, fredonnent
Bercent ton âme de notes soyeuses et lumineuses
Je t’aime.
Le temps est suspendu.
BAISERS DE DIAMANT
Sur les douceurs de ta peau câline, l’elfe aux ailes de cristal dépose ses baisers de feu.
Suspendu entre l’eau et l’air, ton cœur alangui offre ses soupirs amoureux
Tu ne sens plus le froid
Ta mémoire se glace
La nature scintille de diamants fascinants.
Suspendu entre l’eau et l’air, ton cœur alangui offre ses soupirs amoureux
Tu ne sens plus le froid
Ta mémoire se glace
La nature scintille de diamants fascinants.
EN MON ÉTERNITÉ
Toi
L’être
Au bout toutes
Tes certitudes
L’homme
Au bout de tes doutes
Toi
Qui n’est heureux de rien
Viens te reposer en mon ventre
M’accueillir
En tes branches moussues
Que je t’aime
Que tu sentes vibrer l’harmonie
Au creux de nos âmes
Recueillies
Repose toi
Arrête ta course
Pose ton cœur
Et regarde
Combien je t’aime
Et sens
Aussi longtemps
Que je serais
Tienne.
L’être
Au bout toutes
Tes certitudes
L’homme
Au bout de tes doutes
Toi
Qui n’est heureux de rien
Viens te reposer en mon ventre
M’accueillir
En tes branches moussues
Que je t’aime
Que tu sentes vibrer l’harmonie
Au creux de nos âmes
Recueillies
Repose toi
Arrête ta course
Pose ton cœur
Et regarde
Combien je t’aime
Et sens
Aussi longtemps
Que je serais
Tienne.
A MON ÉPOUX
Tu es tout.
La lumière éternelle toute entière
Contenue dans l’éclat de nos rires grêlés
Bonheurs d’enfants
Dont les voix emportées par le vent résonnent
Au creux de moi…
Tu es tout.
Le feu
Qui ardemment consume mes tourments
Lorsque ton regard lourd se pose dans mes yeux
Petite
Petite et si craintive
Si légère et fragile
Emportée
Par le souffle
Que ton inspir expir où je m’accroche
Suspends ma vie entière
En offrande
Tu es tout
Et je prends mon envol, les bras dans la lumière
Offerte
Le regard haut
La tête nimbée de soleil
Enrubannée d’étoiles
Légère.
Si petite.
Ton amour me transporte et m’élève
Jusqu’à un infini
Qui n’est pas soupçonnable
Je vole
Eclats de rire sonnants
Scintillements de clochettes
Et lumière
Diamantée
Je t’aime.
La lumière éternelle toute entière
Contenue dans l’éclat de nos rires grêlés
Bonheurs d’enfants
Dont les voix emportées par le vent résonnent
Au creux de moi…
Tu es tout.
Le feu
Qui ardemment consume mes tourments
Lorsque ton regard lourd se pose dans mes yeux
Petite
Petite et si craintive
Si légère et fragile
Emportée
Par le souffle
Que ton inspir expir où je m’accroche
Suspends ma vie entière
En offrande
Tu es tout
Et je prends mon envol, les bras dans la lumière
Offerte
Le regard haut
La tête nimbée de soleil
Enrubannée d’étoiles
Légère.
Si petite.
Ton amour me transporte et m’élève
Jusqu’à un infini
Qui n’est pas soupçonnable
Je vole
Eclats de rire sonnants
Scintillements de clochettes
Et lumière
Diamantée
Je t’aime.
DANS UN GOUT DE MIEL
Tu prépares notre printemps déjà.
Tu fais ton petit semis de fleurs et de bisous colorés sur les contours de mon âme. Ce matin, des flocons de plumes chatouillent mon sourire et illuminent mes yeux pailletés. J'ai ouvert les yeux. Tu faisais de la balançoire au fil de mes pensées. Je me suis éveillée et j'ai chanté. Vraiment, j'ai bien dormi ! Ce voyage m’a nourrie. Regarde ! J'ai des cadeaux !
T u sais, moi, je reviens de haut. Je suis allée caresser les nuages, j'ai murmuré mes secrets au soleil, et la fleur ouverte de son rire a transformé le paysage. Alors je suis revenue vers toi. Mes ailes translucides ont joué dans les boucles de tes cheveux, mes doigts ont embrassés tes doigts et nos jambes se sont misent à pousser, longtemps, tout doucement. Les yeux dans les yeux nous avons savouré l'éternité de l'eau.
Dès le réveil des fleurs, nous partagerons la magie de nos rêves. Noués ensemble, allongés sur la mousse, cachés sous le rideau échevelé de la cascade. Nous roulerons ensemble en riant. Comme deux oursons qui font juste une pause, dans le goût de leurs souvenirs.
Ce trésor est pour toi, petit frère...
Tu fais ton petit semis de fleurs et de bisous colorés sur les contours de mon âme. Ce matin, des flocons de plumes chatouillent mon sourire et illuminent mes yeux pailletés. J'ai ouvert les yeux. Tu faisais de la balançoire au fil de mes pensées. Je me suis éveillée et j'ai chanté. Vraiment, j'ai bien dormi ! Ce voyage m’a nourrie. Regarde ! J'ai des cadeaux !
T u sais, moi, je reviens de haut. Je suis allée caresser les nuages, j'ai murmuré mes secrets au soleil, et la fleur ouverte de son rire a transformé le paysage. Alors je suis revenue vers toi. Mes ailes translucides ont joué dans les boucles de tes cheveux, mes doigts ont embrassés tes doigts et nos jambes se sont misent à pousser, longtemps, tout doucement. Les yeux dans les yeux nous avons savouré l'éternité de l'eau.
Dès le réveil des fleurs, nous partagerons la magie de nos rêves. Noués ensemble, allongés sur la mousse, cachés sous le rideau échevelé de la cascade. Nous roulerons ensemble en riant. Comme deux oursons qui font juste une pause, dans le goût de leurs souvenirs.
Ce trésor est pour toi, petit frère...
VERS TOI, SPONTANEMENT. ( poésie synaptique)
Tes yeux m’ont prise en otage
Regards inchangés
Moments d’éternité.
Tes prunelles ardentes de palissandre,
Corridor sombre et somptueux
M’entraînent avec chaleur
A la rencontre de ton esprit
Inestimable.
Guide-moi, montre-moi
J’écouterai tout de toi
Ivre de tempérance
Toute de tolérance
Il me plait juste de me désaltérer
A la source brune de tes paupières
Silence
Lenteur,
Gestes mesurés…
L’écho de ton âme palpite en moi
Aile irréelle de mon esprit
Indéchiffrable.
Regards inchangés
Moments d’éternité.
Tes prunelles ardentes de palissandre,
Corridor sombre et somptueux
M’entraînent avec chaleur
A la rencontre de ton esprit
Inestimable.
Guide-moi, montre-moi
J’écouterai tout de toi
Ivre de tempérance
Toute de tolérance
Il me plait juste de me désaltérer
A la source brune de tes paupières
Silence
Lenteur,
Gestes mesurés…
L’écho de ton âme palpite en moi
Aile irréelle de mon esprit
Indéchiffrable.
QUELIPONT
Il est ici un coin de mousse,
D’eau jaillissante, d’odeurs sucrées.
Une matrice, paisible et douce,
Où loin de tout j’aime à rêver.
Miroitante nappe irisée,
Ses reflets dansent et scintillent
Jusque vers l’écorce
Sombre des troncs.
Empreintes familières
Clapotis, réminiscences
Fourmillements
Chatoiements d’or …
Douce avancée de la nappe verte
Dansant sur les feuilles odorantes
Eparpillées sur les galets.
Fraîcheur,
Moments volés en solitaire
Refuge,
Où mon âme se retrouve.
Sept arbres ensemble font la ronde,
Les doigts entrelacés.
Seuil d’été en fanaison
Fascination d’une cascade qui écume
Et bave sa mousse blanche
Havre de paix, recueillement.
D’eau jaillissante, d’odeurs sucrées.
Une matrice, paisible et douce,
Où loin de tout j’aime à rêver.
Miroitante nappe irisée,
Ses reflets dansent et scintillent
Jusque vers l’écorce
Sombre des troncs.
Empreintes familières
Clapotis, réminiscences
Fourmillements
Chatoiements d’or …
Douce avancée de la nappe verte
Dansant sur les feuilles odorantes
Eparpillées sur les galets.
Fraîcheur,
Moments volés en solitaire
Refuge,
Où mon âme se retrouve.
Sept arbres ensemble font la ronde,
Les doigts entrelacés.
Seuil d’été en fanaison
Fascination d’une cascade qui écume
Et bave sa mousse blanche
Havre de paix, recueillement.
A L EAU D UN CIEL DE LIBELLULE
Tu caches à la chaleur de tes mots une tendresse de libellule.
Mon doux amour !...
Je caresse ta mémoire fragmentée du bout de mes ailes
D’une ombre de sourire tu m’offres un panier résonnant de baisers colorés.
Mon éclat de bouche, à l’eau de tes yeux, s’ébroue de bonheur.
Mon doux amour !...
Je caresse ta mémoire fragmentée du bout de mes ailes
D’une ombre de sourire tu m’offres un panier résonnant de baisers colorés.
Mon éclat de bouche, à l’eau de tes yeux, s’ébroue de bonheur.
jeudi 3 février 2011
DE GIVRE PARFUMÉE
Mon âme
Ciselée de givre
Scintille du cristal des fragments envolés de mes pensées sauvages.
Le duvet de mes ailes immaculées
Doucement chavire
Sous le souffle de ton haleine d’or.
Du bout des doigts, tu délivres ton arpège.
Du bout de moi, tu écartes les sortilèges.
Ciselée de givre
Scintille du cristal des fragments envolés de mes pensées sauvages.
Le duvet de mes ailes immaculées
Doucement chavire
Sous le souffle de ton haleine d’or.
Du bout des doigts, tu délivres ton arpège.
Du bout de moi, tu écartes les sortilèges.
ESPOIR DE FORET
Les gens de ce pays ne peuvent pas se reproduire.
Platitude.
Vertes étendues d’herbe rase.
Aucun arbre où se nicher.
Les gens de ce pays se croisent.
Ils se regardent.
L’eau fade de leurs yeux plats se mélange et se sépare aussitôt.
Pas de lieu intime.
Alors ils sortent une cane à pêche,
Ils s’assoient
Ils attendent…
…De temps en temps, ils jettent un coup d’œil rapide vers le germe d’un gland qui pousse, tout calmement
Platitude.
Vertes étendues d’herbe rase.
Aucun arbre où se nicher.
Les gens de ce pays se croisent.
Ils se regardent.
L’eau fade de leurs yeux plats se mélange et se sépare aussitôt.
Pas de lieu intime.
Alors ils sortent une cane à pêche,
Ils s’assoient
Ils attendent…
…De temps en temps, ils jettent un coup d’œil rapide vers le germe d’un gland qui pousse, tout calmement
FLEURS OFFERTES
Les pétales de ton âme s’offrent en chantonnant
Mon cœur glouton se pourlèche de cette senteur laiteuse, née de la chaleur de ton cou.
Le duvet léger qui papillonne sur le satin de tes paupières me chatouille
Le rire cristallin de nos cheveux mêlés sonne à l’infini.
Mon cœur glouton se pourlèche de cette senteur laiteuse, née de la chaleur de ton cou.
Le duvet léger qui papillonne sur le satin de tes paupières me chatouille
Le rire cristallin de nos cheveux mêlés sonne à l’infini.
GOUT D ÉCORCE
A la cascade de mon chagrin
Je raconte à QUELIPONT, ma détresse…
C’est le début du printemps, me susurre le vent
Juste
A la naissance du monde
Juste
Au bord d’un nouveau bonheur.
…A la cascade de mon émoi
Je jette loin de moi mes souliers d’amertume
J’ôte tout doucement mes tristes oripeaux
Pour épouser la Terre, sourde d’herbes endormies.
Je peux bien marcher pieds nus !
Fouiller le sol boueux de mes orteils sonores !
Faire chantonner mes doigts aux chatouillis d’écume !
L’éclat de rire de la grenaille éclabousse la plante de mes pieds
Avec ravissement
Les jambes nues
Les cheveux envolés
Avide de monter vers lui
Je me suis nourrie au sein de ses branches accueillantes
J’ai goûté la saveur de l’écorce
J’ai plongé mes doigts dans la mousse feuillue de ses cheveux
J’ai fermé les yeux…
…Mon arbre…
J’ai serré le tronc noueux dans mes bras
J’ai frotté ma joue contre le cœur de son odeur
Et des perles de nacre ont jailli de mes yeux…
Je te vois, je te sens , je respire en toi l’Amant
Je te vois dans le miroir glacé de l’étang
Je te vois dans le feu de mon âme
Comme au rire des cascades
Et comme au fil du vent
Je te vois
M’offrir tes rires d’enfants
Je bois tes regards illuminés d’étoiles
Je caresse doucement l’incarnat de ta bouche
Et je dépose légèrement des petits baisers de plume
Dans le creux de ton cou
Et toi, les ailes ouvertes
Tu déploies des arpèges dans les mèches de mes cheveux
Tes yeux
Plongés en moi.
Je raconte à QUELIPONT, ma détresse…
C’est le début du printemps, me susurre le vent
Juste
A la naissance du monde
Juste
Au bord d’un nouveau bonheur.
…A la cascade de mon émoi
Je jette loin de moi mes souliers d’amertume
J’ôte tout doucement mes tristes oripeaux
Pour épouser la Terre, sourde d’herbes endormies.
Je peux bien marcher pieds nus !
Fouiller le sol boueux de mes orteils sonores !
Faire chantonner mes doigts aux chatouillis d’écume !
L’éclat de rire de la grenaille éclabousse la plante de mes pieds
Avec ravissement
Les jambes nues
Les cheveux envolés
Avide de monter vers lui
Je me suis nourrie au sein de ses branches accueillantes
J’ai goûté la saveur de l’écorce
J’ai plongé mes doigts dans la mousse feuillue de ses cheveux
J’ai fermé les yeux…
…Mon arbre…
J’ai serré le tronc noueux dans mes bras
J’ai frotté ma joue contre le cœur de son odeur
Et des perles de nacre ont jailli de mes yeux…
Je te vois, je te sens , je respire en toi l’Amant
Je te vois dans le miroir glacé de l’étang
Je te vois dans le feu de mon âme
Comme au rire des cascades
Et comme au fil du vent
Je te vois
M’offrir tes rires d’enfants
Je bois tes regards illuminés d’étoiles
Je caresse doucement l’incarnat de ta bouche
Et je dépose légèrement des petits baisers de plume
Dans le creux de ton cou
Et toi, les ailes ouvertes
Tu déploies des arpèges dans les mèches de mes cheveux
Tes yeux
Plongés en moi.
J AI UN BÉLIER DANS MON JARDIN
Quand je l’ai eu, c’était à Pâques. Ma mère me l’a offert en disant :
« Voilà un agneau, il est doux et aimable, il a bon caractère, vous allez bien vous entendre.
Au début, il dormait sur mon lit. Il mangeait du pain avec du « chocobinuts », il faisait mes devoirs.
Il était très propre. Un jour, en rentrant de l’école, je l’ai trouvé couché par terre en train de fumer une cigarette.
Je me suis révoltée. J’ai même un peu crié. Il m’a répondu avec beaucoup de patience :
« Ne me parle pas sur ce ton. Je t’aime bien, tu le sais. Mais regarde ma tête, j’ai de grosses cornes enroulées maintenant. Ma toison a changé ! Je suis devenu un bélier. J’ai besoin d’espace, d’air, de liberté. J’ai envie de découvrir le monde ! Si tu m’aimes comme tu le prétends, tu dois me laisser respirer l’air du dehors. »
De saisissement, je me suis assise près de lui en tailleur. J’ai pris une cigarette dans son paquet. J’ai réfléchi.
Je l’ai regardé longtemps au fond des yeux et je me suis dit :
« Oui, c’est vrai. Il a grandi .Il est musclé, il a besoin d’éprouver sa force. Je vais ouvrir et il sortira. »
Il est parti. Loin. Longtemps. J’ai cru ne plus jamais le revoir.
Et un matin il était là. Dans mon jardin. Il broutait.
On s’est regardés. J’ai vu au fond de ses yeux la même chaleur douce qu’autrefois.
On n’a rien dit. On a seulement souri.
Depuis, on laisse toujours les portes ouvertes.
Des fois je pars. Des fois c’est lui.
« Voilà un agneau, il est doux et aimable, il a bon caractère, vous allez bien vous entendre.
Au début, il dormait sur mon lit. Il mangeait du pain avec du « chocobinuts », il faisait mes devoirs.
Il était très propre. Un jour, en rentrant de l’école, je l’ai trouvé couché par terre en train de fumer une cigarette.
Je me suis révoltée. J’ai même un peu crié. Il m’a répondu avec beaucoup de patience :
« Ne me parle pas sur ce ton. Je t’aime bien, tu le sais. Mais regarde ma tête, j’ai de grosses cornes enroulées maintenant. Ma toison a changé ! Je suis devenu un bélier. J’ai besoin d’espace, d’air, de liberté. J’ai envie de découvrir le monde ! Si tu m’aimes comme tu le prétends, tu dois me laisser respirer l’air du dehors. »
De saisissement, je me suis assise près de lui en tailleur. J’ai pris une cigarette dans son paquet. J’ai réfléchi.
Je l’ai regardé longtemps au fond des yeux et je me suis dit :
« Oui, c’est vrai. Il a grandi .Il est musclé, il a besoin d’éprouver sa force. Je vais ouvrir et il sortira. »
Il est parti. Loin. Longtemps. J’ai cru ne plus jamais le revoir.
Et un matin il était là. Dans mon jardin. Il broutait.
On s’est regardés. J’ai vu au fond de ses yeux la même chaleur douce qu’autrefois.
On n’a rien dit. On a seulement souri.
Depuis, on laisse toujours les portes ouvertes.
Des fois je pars. Des fois c’est lui.
LA FILLE DANS L ARMOIRE
J’avais le cafard et plus rien ne me faisait voler. On m’avait arraché les ailes, trop palpé la poudre qu’on a dessus. Et puis on m’avait mise en cage. La mienne, c’est une armoire ancienne en chêne. J’ai dû négocier pour l’avoir. Mais comme c’était la Toussaint et qu’on me faisait passer pour morte, je l’ai eue.
Ma cage s’appelle la « 52bis ». Moi, je ne veux pas être enfermée. Ca me fait pleurer. D’autant plus qu’on a eu vite fait de m’y oublier.
Au début, j’ai replié mes ailes, je me suis roulée en boule et j’ai commencé à faner. Et puis une nuit, j’ai vu une petite lumière dans un coin. Elle provenait d’un reflet de lune qui luisait contre un pot de chocobinuts à la noisette.
Je me suis un peu dépliée et j’ai regardé par le trou de l’armoire.
Depuis je gratte, je grignote, j’agrandis. J’ai le pot comme ligne de mire et j’arrive à voir la lumière. Elle brille de plus en plus. Même mes ailes se nourrissent. Je pense que d’ici peu, elles auront retrouvé assez d’énergie pour m’aider à fuir.
J’arrive même à faire voler mon armoire maintenant.
Ma cage s’appelle la « 52bis ». Moi, je ne veux pas être enfermée. Ca me fait pleurer. D’autant plus qu’on a eu vite fait de m’y oublier.
Au début, j’ai replié mes ailes, je me suis roulée en boule et j’ai commencé à faner. Et puis une nuit, j’ai vu une petite lumière dans un coin. Elle provenait d’un reflet de lune qui luisait contre un pot de chocobinuts à la noisette.
Je me suis un peu dépliée et j’ai regardé par le trou de l’armoire.
Depuis je gratte, je grignote, j’agrandis. J’ai le pot comme ligne de mire et j’arrive à voir la lumière. Elle brille de plus en plus. Même mes ailes se nourrissent. Je pense que d’ici peu, elles auront retrouvé assez d’énergie pour m’aider à fuir.
J’arrive même à faire voler mon armoire maintenant.
ÉPANOUISSEMENT D UNE FEMME FLEUR
Tandis que la femme fleur fanait
Lui, aux longues mains fluides, est passé …
Doucement.
Le soleil, de ses yeux, a réchauffé le cœur de la fleur.
Elle a soulevé un pétale,
Elle a vu l’ami, aux yeux d’écorces tendres,
Alors
Tout lentement
Elle a déplié ses feuilles tandis qu’il chantait.
Epanouie sous les volutes de sa musique
S’est ouvert le cœur
De la femme fleur…
Lui, aux longues mains fluides, est passé …
Doucement.
Le soleil, de ses yeux, a réchauffé le cœur de la fleur.
Elle a soulevé un pétale,
Elle a vu l’ami, aux yeux d’écorces tendres,
Alors
Tout lentement
Elle a déplié ses feuilles tandis qu’il chantait.
Epanouie sous les volutes de sa musique
S’est ouvert le cœur
De la femme fleur…
LA MARCHANDE DE GLACES
Chaque fois que l'été arrive et qu'il menace de faire chaud, toutes les petites fées de QUELIPONT se regroupent sous le grand saule pleureur, en haut de la colline.
Moi la première, j’y rejoins madame Patinette. Si tôt que le jour baisse, nous nous lovons contre elle, les ailes sagement repliées.
Alors, elle se met à raconter des choses tristes et envoûtantes. Elle nous invente des histoires à boules, comme chez le glacier. Des contes au goût de sanglot, de tristesse, d’angoisse ou de solitude. On peut choisir son parfum rien qu’en l’écoutant. Ca fait qu’on a moins chaud, on se sent rafraîchi.
Tout se lape et se lèche, nous dit-elle .Même si rien ne se digère. C'est la loi de la vie ! Quoi qu’il en soit, c'est obligé d'absorber de cette glace-là pour se fabriquer un semblant de coeur figé!
Moi comme glace à boules chez madame Patinette, j'ai pris des grosses boules, solitude, chagrin et peur, avec un supplément chantilly à l'incompréhension. Ce n’est pas terrible comme goût, mais bon, faut faire avec.
Il y a quand même des soirs où on ne choisit pas !
Moi la première, j’y rejoins madame Patinette. Si tôt que le jour baisse, nous nous lovons contre elle, les ailes sagement repliées.
Alors, elle se met à raconter des choses tristes et envoûtantes. Elle nous invente des histoires à boules, comme chez le glacier. Des contes au goût de sanglot, de tristesse, d’angoisse ou de solitude. On peut choisir son parfum rien qu’en l’écoutant. Ca fait qu’on a moins chaud, on se sent rafraîchi.
Tout se lape et se lèche, nous dit-elle .Même si rien ne se digère. C'est la loi de la vie ! Quoi qu’il en soit, c'est obligé d'absorber de cette glace-là pour se fabriquer un semblant de coeur figé!
Moi comme glace à boules chez madame Patinette, j'ai pris des grosses boules, solitude, chagrin et peur, avec un supplément chantilly à l'incompréhension. Ce n’est pas terrible comme goût, mais bon, faut faire avec.
Il y a quand même des soirs où on ne choisit pas !
LA VIPÈRE
Il était là. Depuis longtemps. En réalité, il est probable qu’il ait toujours été là.
Aussi longtemps que moi peut-être.
Je l’ignorerai toujours et il n’en sait rien, lui non plus.
Tout de suite, dès que mes yeux se sont ouverts à travers l’eau verte, je l’ai vu. Où plutôt, Je me suis aperçue de sa présence. Lui, il a senti la fixité froide de mes prunelles, dardées sur lui.
Oui, c’est cela, il m’a découverte. Et c’est alors que je l’ai reconnu, comme s’il m’appartenait.
Je l’ai su tout de suite. C’était lui, la nuit, dans le coassement feutré sous la pluie d’étoiles. Lui, dans les rondeurs impalpables des nuages. Lui, sous la caresse de mes doigts rêveurs contre l’écorce épaisse des pins. Lui, l’amoureux bercement des cigales.
Il avait l’odeur enivrante et chaude des épices de son pays. Une saveur d’homme, forte et attirante.
Il se tenait assis sous le gros chêne, tranquille, sans bouger.
Son regard de menthe me considérait avec une tendresse infinie et un calme surprenant.
-Viens à moi, tu es mienne. Rejoins moi, je suis à toi…
Semblait-il dire.
Sans crainte, il m’a laissé approcher. Sans me quitter des yeux. Il m’a saisie de ses mains fortes. Il a déchiffré le livre de mes yeux- papillons d’obsidienne, a déshabillé sous les pierres sèches et schisteuses mon corps glissant de reptile.
Avec une infinie précaution, il m’a serrée contre son torse puissant aux senteurs poivrées.
Longtemps, indéfiniment, il m’a apprivoisée, moi la vipère, la sauvageonne. A voix basse il murmurait de douces incantations chantonnantes.
A bout de ma résistance, je me suis détendue et laissée aller contre lui…Et il m’a emmenée. Loin de chez moi. Loin du tumulte et de la révolte. Il m’a emportée dans son antre étrangement familier, où tout semblait prêt pour moi
Depuis, sans relâche et avec patience, il me berce encore en son cœur, me réchauffe de ses yeux et m’hypnotise de ses douces paroles. Sans se lasser. Sans jamais me quitter.
Doucement, la vipère que j’étais quitte sa folie destructrice et devient femme. Entité magique, liane, lierre ; Elle s’enroule tendrement pour ne jamais quitter les bras rassurants de son amant troublant.
Aussi longtemps que moi peut-être.
Je l’ignorerai toujours et il n’en sait rien, lui non plus.
Tout de suite, dès que mes yeux se sont ouverts à travers l’eau verte, je l’ai vu. Où plutôt, Je me suis aperçue de sa présence. Lui, il a senti la fixité froide de mes prunelles, dardées sur lui.
Oui, c’est cela, il m’a découverte. Et c’est alors que je l’ai reconnu, comme s’il m’appartenait.
Je l’ai su tout de suite. C’était lui, la nuit, dans le coassement feutré sous la pluie d’étoiles. Lui, dans les rondeurs impalpables des nuages. Lui, sous la caresse de mes doigts rêveurs contre l’écorce épaisse des pins. Lui, l’amoureux bercement des cigales.
Il avait l’odeur enivrante et chaude des épices de son pays. Une saveur d’homme, forte et attirante.
Il se tenait assis sous le gros chêne, tranquille, sans bouger.
Son regard de menthe me considérait avec une tendresse infinie et un calme surprenant.
-Viens à moi, tu es mienne. Rejoins moi, je suis à toi…
Semblait-il dire.
Sans crainte, il m’a laissé approcher. Sans me quitter des yeux. Il m’a saisie de ses mains fortes. Il a déchiffré le livre de mes yeux- papillons d’obsidienne, a déshabillé sous les pierres sèches et schisteuses mon corps glissant de reptile.
Avec une infinie précaution, il m’a serrée contre son torse puissant aux senteurs poivrées.
Longtemps, indéfiniment, il m’a apprivoisée, moi la vipère, la sauvageonne. A voix basse il murmurait de douces incantations chantonnantes.
A bout de ma résistance, je me suis détendue et laissée aller contre lui…Et il m’a emmenée. Loin de chez moi. Loin du tumulte et de la révolte. Il m’a emportée dans son antre étrangement familier, où tout semblait prêt pour moi
Depuis, sans relâche et avec patience, il me berce encore en son cœur, me réchauffe de ses yeux et m’hypnotise de ses douces paroles. Sans se lasser. Sans jamais me quitter.
Doucement, la vipère que j’étais quitte sa folie destructrice et devient femme. Entité magique, liane, lierre ; Elle s’enroule tendrement pour ne jamais quitter les bras rassurants de son amant troublant.
LE RÔDEUR D OMBRE
Il avait cassé un à un les miroirs, détesté les reflets, jeté la clef de toutes les portes.
A présent, il vivait en reclus, dans une armoire blindée.
Un coffre fort.
Aménagé un peu comme un bureau : une lampe, un ordinateur portable, un litre d’eau.
Il feignait d’être mort, prétendait avoir mangé son âme, au petit déjeuner. N’être au fond, qu’une dépouille.
A chacun, il disait :
-« Voilà pourquoi je vis ici. Enroulé sur moi-même. Au nid de ma carapace.
Ma légère dépouille en frémissant au vent, tenterait de chantonner, de luire, et de prendre des idées d’arc-en-ciel !
Je refuse le vent !
Me ris de la lumière !
Je veux entrer en Terre et ne plus en sortir. »
Mais un jour, l’elfe est venu.
Elle,
Papillon délicieux et rieur.
Eblouissante fleur cristalline…
…L ECRASER !
Bonne idée !
De son bloc de papier il l’a vite assommée.
Puis il a regretté, l’a vite réanimée.
-« Papillon, papillon ! Tu m’agaces bien plus, paré de ton silence ! »
Fleur de soie ouvre un œil, puis elle ouvre les deux. Malicieuse et mutine, elle entoure le bougon de ses ailes fragiles. Souffle sur ses cheveux, emplit ses yeux de rêve. Il entend sa chanson dans chacun des baisers qu’elle picore. Et il sent fondre en lui son aigreur et sa hargne.
-« Envole toi, charmant papillon ; ma lourde carapace m’a amarré au sol.
Chagrin du papillon,
Pâleur des ailes
Envol, gracieux, vers la lumière…
La dépouille du rôdeur d’ombre s’est parée d’arc en ciel.
Des plumes irisées ont poussé sur sa nuque.
Il regarde le ciel, du trou de sa serrure.
Peu à peu, il oublie son rêve de papillon et s’engourdit, dans un sommeil de mort.
A présent, il vivait en reclus, dans une armoire blindée.
Un coffre fort.
Aménagé un peu comme un bureau : une lampe, un ordinateur portable, un litre d’eau.
Il feignait d’être mort, prétendait avoir mangé son âme, au petit déjeuner. N’être au fond, qu’une dépouille.
A chacun, il disait :
-« Voilà pourquoi je vis ici. Enroulé sur moi-même. Au nid de ma carapace.
Ma légère dépouille en frémissant au vent, tenterait de chantonner, de luire, et de prendre des idées d’arc-en-ciel !
Je refuse le vent !
Me ris de la lumière !
Je veux entrer en Terre et ne plus en sortir. »
Mais un jour, l’elfe est venu.
Elle,
Papillon délicieux et rieur.
Eblouissante fleur cristalline…
…L ECRASER !
Bonne idée !
De son bloc de papier il l’a vite assommée.
Puis il a regretté, l’a vite réanimée.
-« Papillon, papillon ! Tu m’agaces bien plus, paré de ton silence ! »
Fleur de soie ouvre un œil, puis elle ouvre les deux. Malicieuse et mutine, elle entoure le bougon de ses ailes fragiles. Souffle sur ses cheveux, emplit ses yeux de rêve. Il entend sa chanson dans chacun des baisers qu’elle picore. Et il sent fondre en lui son aigreur et sa hargne.
-« Envole toi, charmant papillon ; ma lourde carapace m’a amarré au sol.
Chagrin du papillon,
Pâleur des ailes
Envol, gracieux, vers la lumière…
La dépouille du rôdeur d’ombre s’est parée d’arc en ciel.
Des plumes irisées ont poussé sur sa nuque.
Il regarde le ciel, du trou de sa serrure.
Peu à peu, il oublie son rêve de papillon et s’engourdit, dans un sommeil de mort.
RETROUVAILLES AU FIL DU SOLEIL
Assise auprès de la cascade, je me niche, frileuse, dans tes bras de verdure. Le lichen et les feuilles me cachent des regards. J'oublie ma solitude. L'hiver est loin déjà et je t'ai retrouvé.
Je savoure ma vie à ta bouche de miel, mon amour, ma belle âme. C'est le beau temps déjà.
Dans l'étang aux eaux vertes tourne et vire une truite. Vois comme sa peau de mousse frémit sous le soleil! Je n’ai plus qu’un désir, danser à ses côtés. Roucouler et jouer ensemble au fil de l’eau. Libérer les galets qui forment des murets, filer avec la truite vers d’autres horizons…
Je savoure ma vie à ta bouche de miel, mon amour, ma belle âme. C'est le beau temps déjà.
Dans l'étang aux eaux vertes tourne et vire une truite. Vois comme sa peau de mousse frémit sous le soleil! Je n’ai plus qu’un désir, danser à ses côtés. Roucouler et jouer ensemble au fil de l’eau. Libérer les galets qui forment des murets, filer avec la truite vers d’autres horizons…
MAGIE DU JARDIN
Espace magnifique, ventre clos du recueillement, mon jardin parfumé se repose.
Tout sourire au miroir d’un crépuscule vacillant, il plonge son œil unique dans les eaux de l’étang.
La fragilité des fleurs éphémères nimbe le papillon de lumière. Un nectar de pollen enivrant virevolte aux paupières des oiseaux.
Mes terres semées de graines imprévues se colorent et s’enflent de légumes hybrides aux saveurs saugrenues. Sous la plante ouverte de mes pieds baillent des fleurs carnivores et capiteuses. Dans ce jardin de soie, de feuilles envolées, s’éveillent les semis de résine transparente.
Mon jardin s’épanouit, bulle d’envol où se plaisent les elfes translucides.
Tout sourire au miroir d’un crépuscule vacillant, il plonge son œil unique dans les eaux de l’étang.
La fragilité des fleurs éphémères nimbe le papillon de lumière. Un nectar de pollen enivrant virevolte aux paupières des oiseaux.
Mes terres semées de graines imprévues se colorent et s’enflent de légumes hybrides aux saveurs saugrenues. Sous la plante ouverte de mes pieds baillent des fleurs carnivores et capiteuses. Dans ce jardin de soie, de feuilles envolées, s’éveillent les semis de résine transparente.
Mon jardin s’épanouit, bulle d’envol où se plaisent les elfes translucides.
MORT D UN SUCRE
L’air de rien, je crois bien que je suis en train de mourir et que je fonds.
Quelqu’un me visionne, il voit un sucre.
Un sucre mouillé qui se désagrège.
C’est long, le désagrément d’un sucre qui ne s’auto- détruit que par lui-même
C’est dur
Ca fond bien plus doucement que sous la langue
Désagrément que cette désagrégation
Je préfèrerais être autre chose
Qu’un solide fugace.
Un rondin de bois ?
Encore que …
Du lichen
De la mousse.
Autre désagrément.
Quelqu’un me visionne, il voit un sucre.
Un sucre mouillé qui se désagrège.
C’est long, le désagrément d’un sucre qui ne s’auto- détruit que par lui-même
C’est dur
Ca fond bien plus doucement que sous la langue
Désagrément que cette désagrégation
Je préfèrerais être autre chose
Qu’un solide fugace.
Un rondin de bois ?
Encore que …
Du lichen
De la mousse.
Autre désagrément.
NID DE POÉSIES
Mes poèmes pondent leurs œufs dans tes cheveux. Le chaud souffle du vent berce ses enfants. Un à un ils éclosent, fruits mûrs aux doigts légers qui chahutent sous tes mèches. Je cueille en moi des monceaux de syllabes colorées. Je te les offre, pour parer la beauté de ton champ de blé. Ces bijoux sertis de mes mots te font une couronne joyeuse et raisonnante. Ils te nimbent d’amour, de douceur et de soie.
OARISTYS
Mon amour blond,
Mon soleil de lumière
Ma vie,
Mon rêve,
Mon univers bleuté,
Cristallisé,
Tu enroules puis déroules tes longs cheveux de brume et de vent
Tu me soulèves pour m’emporter vers l’ailleurs étincelant !
Tu es chaud comme le feu de la Terre
Léger comme le vent et souple comme l’eau
Tu as la couleur du miel
Un regard de fond d’étang, de mousse
Comment ne pas s’y noyer
Mon amour blond, mon soleil de lumière !
Mon soleil de lumière
Ma vie,
Mon rêve,
Mon univers bleuté,
Cristallisé,
Tu enroules puis déroules tes longs cheveux de brume et de vent
Tu me soulèves pour m’emporter vers l’ailleurs étincelant !
Tu es chaud comme le feu de la Terre
Léger comme le vent et souple comme l’eau
Tu as la couleur du miel
Un regard de fond d’étang, de mousse
Comment ne pas s’y noyer
Mon amour blond, mon soleil de lumière !
OFFRANDE D ASILE
Ouvre les paumes de ton amour que j'y savoure un peu de ta douceur.
Accueille mes caresses de tous les pores de cet envol qui vient rêver à l'aube de ma chevelure.
Viens. Viens contre mon bonheur.
Je glisse des confettis pailletés, des gouttelettes de bisous et de la poudre de tendresse tout au creux des scintillements de ton âme.
Accueille mes caresses de tous les pores de cet envol qui vient rêver à l'aube de ma chevelure.
Viens. Viens contre mon bonheur.
Je glisse des confettis pailletés, des gouttelettes de bisous et de la poudre de tendresse tout au creux des scintillements de ton âme.
PACTE AMOUREUX
Toi qui es lumière et douceur,
Je te garderai, longtemps, serré en moi,
Accroché à ma bouche, à mes cheveux d’argent
Tes pupilles, collées aux miennes
Et nous scellerons le pacte
De nos âmes,
Lourdes d’attente…
Je te garderai, longtemps, serré en moi,
Accroché à ma bouche, à mes cheveux d’argent
Tes pupilles, collées aux miennes
Et nous scellerons le pacte
De nos âmes,
Lourdes d’attente…
PLAISIR FURTIF
Mes doigts rêveurs chatouillent les reflets étoilés de ton regard
Scintillements miroitants où se baigne l’univers entier.
Les lacs verts de tes yeux papillonnent
Puis s’envolent
En emportant un peu de ma saveur de bouche.
Scintillements miroitants où se baigne l’univers entier.
Les lacs verts de tes yeux papillonnent
Puis s’envolent
En emportant un peu de ma saveur de bouche.
REGARD D AILES ET DE PIEDS LÉGERS
Tu viens juste de poser la fleur de tes pupilles sur les ailes de mes souliers. Tes yeux s’arrêtent, tes yeux luminescents, tu me regardes. Mes petits pieds comme des oiseaux pépient et s’ébrouent dans cette flaque de lumière dorée. Un envol de chevilles satinées imagine le ciel de ton regard fondant. Je t’aime, disent mes ailes vibrantes, en virevoltant autour de la couronne de tes cheveux. Elles ne souhaitent plus s’éloigner de la portée liquide de ton visage. Sur les ailes de mes souliers, la fleur délicate de tes regards d’aimant fleurit.
RETROUVAILLES AU FIL DU SOLEIL
Assise auprès de la cascade, je me niche, frileuse, dans tes bras de verdure. Le lichen et les feuilles me cachent des regards. J'oublie ma solitude. L'hiver est loin déjà et je t'ai retrouvé.
Je savoure ma vie à ta bouche de miel, mon amour, ma belle âme. C'est le beau temps déjà.
Dans l'étang aux eaux vertes tourne et vire une truite. Vois comme sa peau de mousse frémit sous le soleil! Je n’ai plus qu’un désir, danser à ses côtés. Roucouler et jouer ensemble au fil de l’eau. Libérer les galets qui forment des murets, filer avec la truite vers d’autres horizons…
Je savoure ma vie à ta bouche de miel, mon amour, ma belle âme. C'est le beau temps déjà.
Dans l'étang aux eaux vertes tourne et vire une truite. Vois comme sa peau de mousse frémit sous le soleil! Je n’ai plus qu’un désir, danser à ses côtés. Roucouler et jouer ensemble au fil de l’eau. Libérer les galets qui forment des murets, filer avec la truite vers d’autres horizons…
SUR LE CHEMIN DES ETOILES
Tu viens à moi la nuit, indomptable, le regard impétueux.
Tu pénètres en mon âme, la crinière semée d’étoiles, un sourire épanoui d’éclats de rêve.
Venu me chercher : moi, moi, seulement, sans bruit.
Je t’attends, sans impatience
Je t’attends, depuis l’éclosion de ma vie.
Nous tourbillonnons, les doigts et les cheveux soudés dans la lumière, hors du temps.
Je vole autour de toi, être d’étincelles et de feu, nimbée de ta lumière
Je me frotte, les yeux clos, à l’offrande de tes paumes ouvertes
Et tu sèmes sur mes tempes déployées des ramures de caresses …
Ensemble nous volons dans le noir et cueillons des bouquets d’étoiles : nous buvons l’univers au travers des pailles de nos cheveux, les yeux dilués dans le parfum de nos âmes noyées. Nous savourons l’Infini de l’Absurde, abreuvés de notre liberté. Nos pupilles de papillons se dilatent avec avidité. Je croque l’ivresse de ta chair de fruit quand tu m’offres ta bouche.
Tu me transportes au seuil de la raison.
Et je m’endors, repue, au lit des feuilles entassées.
Tu pénètres en mon âme, la crinière semée d’étoiles, un sourire épanoui d’éclats de rêve.
Venu me chercher : moi, moi, seulement, sans bruit.
Je t’attends, sans impatience
Je t’attends, depuis l’éclosion de ma vie.
Nous tourbillonnons, les doigts et les cheveux soudés dans la lumière, hors du temps.
Je vole autour de toi, être d’étincelles et de feu, nimbée de ta lumière
Je me frotte, les yeux clos, à l’offrande de tes paumes ouvertes
Et tu sèmes sur mes tempes déployées des ramures de caresses …
Ensemble nous volons dans le noir et cueillons des bouquets d’étoiles : nous buvons l’univers au travers des pailles de nos cheveux, les yeux dilués dans le parfum de nos âmes noyées. Nous savourons l’Infini de l’Absurde, abreuvés de notre liberté. Nos pupilles de papillons se dilatent avec avidité. Je croque l’ivresse de ta chair de fruit quand tu m’offres ta bouche.
Tu me transportes au seuil de la raison.
Et je m’endors, repue, au lit des feuilles entassées.
TEL EST PRIT QUI CROYAIT PRENDRE
On m'a forcée au vermifuge.
Ils m'ont attrapée. Ils étaient trois. Ils avaient un grand tuyau gris par lequel ils comptaient bien me faire ingurgiter le produit, et ils me disaient d'une voix mielleuse:
- Reste bien tranquille, tu n'auras pas mal. Respire bien par le nez, et avec le gel que tu viens de te mettre en bouche, tu ne sentiras même pas le tuyau entrer dans ton oesophage.
Ah ah ah! Mon oesophage est bien dressé! C'est un vrai " PITBULL " !!
Il a laissé le tuyau l'emplir. Puis il a commencé à serrer, serrer, serrer, et le tuyau a été complètement anéanti, le produit leur a giclé en pleine figure.
Surpris, ils m'ont lâchée, et je me suis sauvée à grands pas.
Je suis à présent dissimulée sous une feuille de pissenlit
Prenez donc note de ma nouvelle adresse du net: MarionLubreac@pissenlit.com
Je félicite chaleureusement mon oesophage pour la mission accomplie
Je lui accorde une oreille
Une oreille de taureau
Je me demande si il va la digérer?
Ils m'ont attrapée. Ils étaient trois. Ils avaient un grand tuyau gris par lequel ils comptaient bien me faire ingurgiter le produit, et ils me disaient d'une voix mielleuse:
- Reste bien tranquille, tu n'auras pas mal. Respire bien par le nez, et avec le gel que tu viens de te mettre en bouche, tu ne sentiras même pas le tuyau entrer dans ton oesophage.
Ah ah ah! Mon oesophage est bien dressé! C'est un vrai " PITBULL " !!
Il a laissé le tuyau l'emplir. Puis il a commencé à serrer, serrer, serrer, et le tuyau a été complètement anéanti, le produit leur a giclé en pleine figure.
Surpris, ils m'ont lâchée, et je me suis sauvée à grands pas.
Je suis à présent dissimulée sous une feuille de pissenlit
Prenez donc note de ma nouvelle adresse du net: MarionLubreac@pissenlit.com
Je félicite chaleureusement mon oesophage pour la mission accomplie
Je lui accorde une oreille
Une oreille de taureau
Je me demande si il va la digérer?
TOI AUX ORTEILS VOLANTS
Quand il était enfant, il volait sans prévenir, pour un oui, pour un non, pour un éclat de rire.
Ses parents ébahis tentaient de retenir ses élans farfelus.
- Reste au sol, mais voyons ! Pense aux gens qui regardent !
Sa mère exténuée tentait de l’attraper. Elle nouait à sa cheville un fin ruban de soie mordoré au moment de sa toilette.
Ainsi chaque fois qu’il riait ou que son esprit lui faisait pousser des ailes, chaque fois pouvait-elle le ramener au sol. Elle l’enfermait dans le couscoussier qu’elle avait aménagé tendrement à son intention.
Devenu adulte, il s’envole tout autant. Le ruban n’est plus là pour sa sécurité. Alors chaque matin se coiffe-t-il d’une passoire. Un ustensile en métal bien couvrant, pour diffuser ses idées folles avec, tout de même, une certaine mesure.
Mais jamais ses chevilles n’effleurent le sol.
Ses parents ébahis tentaient de retenir ses élans farfelus.
- Reste au sol, mais voyons ! Pense aux gens qui regardent !
Sa mère exténuée tentait de l’attraper. Elle nouait à sa cheville un fin ruban de soie mordoré au moment de sa toilette.
Ainsi chaque fois qu’il riait ou que son esprit lui faisait pousser des ailes, chaque fois pouvait-elle le ramener au sol. Elle l’enfermait dans le couscoussier qu’elle avait aménagé tendrement à son intention.
Devenu adulte, il s’envole tout autant. Le ruban n’est plus là pour sa sécurité. Alors chaque matin se coiffe-t-il d’une passoire. Un ustensile en métal bien couvrant, pour diffuser ses idées folles avec, tout de même, une certaine mesure.
Mais jamais ses chevilles n’effleurent le sol.
TOUS DERRIÈRE ET NOUS DEVANT
« NE ME PARLE PAS SUR CE THON ! » m’a-t-il dit.
Je n’y peux rien. Quand j’étais humaine, je faisais du cheval.
Depuis que je me suis noyée l’été dernier, je suis devenue une sirène. Je suis même plutôt belle.
Le plus dur, quand on est une sirène, c’est d’être consciencieuse et de ne louper aucun cours de chant ni de Piscinamancie.
Pour les loisirs, je chevauche les thons.
Dès mon arrivée, il m’avait semblé logique d’apprendre l’hippocampe. Mais leur caractère ombrageux et cyclique ne correspondait pas à mon tempérament. Et il faut bien l’avouer !Je me plais en compagnie des thons. A tel point que tous mes loisirs y passent.
Ce qui contrarie mon ami.
Dorénavant, quand j’aurai à lui parler, je descendrai de ma monture.
Je n’y peux rien. Quand j’étais humaine, je faisais du cheval.
Depuis que je me suis noyée l’été dernier, je suis devenue une sirène. Je suis même plutôt belle.
Le plus dur, quand on est une sirène, c’est d’être consciencieuse et de ne louper aucun cours de chant ni de Piscinamancie.
Pour les loisirs, je chevauche les thons.
Dès mon arrivée, il m’avait semblé logique d’apprendre l’hippocampe. Mais leur caractère ombrageux et cyclique ne correspondait pas à mon tempérament. Et il faut bien l’avouer !Je me plais en compagnie des thons. A tel point que tous mes loisirs y passent.
Ce qui contrarie mon ami.
Dorénavant, quand j’aurai à lui parler, je descendrai de ma monture.
UN GRAND SAC PAS REGARDANT
Il est vrai : j'ai un grand sac.
Ce sac est parfaitement imperméable. Au départ, il était taillé dans une feuille de nénuphar. Mais l'étanchéité n'était pas parfaite. Je m'en suis aperçue au bout de quelques jours, à mes dépends.
Voyez vous, quand on vit en pleine nature, il faut savoir se battre pour se nourrir. J'ai vite appris. La récolte des têtes de poissons est fatigante, aussi ai-je ce fameux sac où j'entrepose mon butin. Au bout d'une petite vingtaine de têtes je considère que je peux me reposer un peu.
Ni le corps, ni la tête ne m'intéresse. La tête seule compte et je m'en régale. Mais les yeux se crèvent parfois, le cristallin se répand en une odeur nauséabonde qui attire les ragondins.
Après avoir subit les assauts d'un de ces mammifères au sourire dissuasif (ce qui m'a coûté un pourpoint de géranium) il m'a fallu céder mon premier sac en nénuphar pour garder la vie sauve.
Par conséquent, mieux vaut oublier l'espoir de me voir un jour vous offrir mon nouveau grand sac, celui dont vous avez repéré l'existence. Il est parfait, en peau de lézard, et je l'ai enduit avec soin d'une substance alchimique répulsive et anesthésiante.
Je vous l'ai dit. Les yeux sont ma passion. Je vous adjure d'y goûter. C'est d'une finesse incomparable
Marion LUBREAC
Consommatrice immodérée de regards en tous genres
Ce sac est parfaitement imperméable. Au départ, il était taillé dans une feuille de nénuphar. Mais l'étanchéité n'était pas parfaite. Je m'en suis aperçue au bout de quelques jours, à mes dépends.
Voyez vous, quand on vit en pleine nature, il faut savoir se battre pour se nourrir. J'ai vite appris. La récolte des têtes de poissons est fatigante, aussi ai-je ce fameux sac où j'entrepose mon butin. Au bout d'une petite vingtaine de têtes je considère que je peux me reposer un peu.
Ni le corps, ni la tête ne m'intéresse. La tête seule compte et je m'en régale. Mais les yeux se crèvent parfois, le cristallin se répand en une odeur nauséabonde qui attire les ragondins.
Après avoir subit les assauts d'un de ces mammifères au sourire dissuasif (ce qui m'a coûté un pourpoint de géranium) il m'a fallu céder mon premier sac en nénuphar pour garder la vie sauve.
Par conséquent, mieux vaut oublier l'espoir de me voir un jour vous offrir mon nouveau grand sac, celui dont vous avez repéré l'existence. Il est parfait, en peau de lézard, et je l'ai enduit avec soin d'une substance alchimique répulsive et anesthésiante.
Je vous l'ai dit. Les yeux sont ma passion. Je vous adjure d'y goûter. C'est d'une finesse incomparable
Marion LUBREAC
Consommatrice immodérée de regards en tous genres
UN TRESOR CACHE
J’ai cueilli un trésor de grenaille au jardin de ta tendresse.
Petits, Toutes petites boules rondes, froides et chaudes, douces, si douces et sensuelles boules de cailloux.
J’ai amassé en bouquet de tendres graines capiteuses et te les offrirai.
J’ai fait pour toi un bouquet de pierres précieuses, une collection merveilleusement colorée, miroitante.
Au fond de ta poche de tablier, les fruits de ma précieuse collecte iront dormir, tous ensemble, amoureusement réunis.
Parce que je t’aime.
Je t’aime.
A l’infini.
Petits, Toutes petites boules rondes, froides et chaudes, douces, si douces et sensuelles boules de cailloux.
J’ai amassé en bouquet de tendres graines capiteuses et te les offrirai.
J’ai fait pour toi un bouquet de pierres précieuses, une collection merveilleusement colorée, miroitante.
Au fond de ta poche de tablier, les fruits de ma précieuse collecte iront dormir, tous ensemble, amoureusement réunis.
Parce que je t’aime.
Je t’aime.
A l’infini.
VENTRE DE TERRE
La lumière de l’été s’enrubanne au long des terres immenses
Elle danse, dans l’or d’un sol précieux où vont rougir les arbres échevelés
Amoureusement, la mousse borde son paysage d’une tendresse toute maternelle, lors que les voiles du midi s’épanouissent.
Elle danse, dans l’or d’un sol précieux où vont rougir les arbres échevelés
Amoureusement, la mousse borde son paysage d’une tendresse toute maternelle, lors que les voiles du midi s’épanouissent.
vêtements farfelus
VETEMENTS FARFELUS
Vie
Peau de souris
Peau de sourire
Peau de fou rire
Pelure
Chapelure
Chat pelure
Poilage
Joie poilue
Farfelue
Ramage
Vie
Peau de souris
Peau de sourire
Peau de fou rire
Pelure
Chapelure
Chat pelure
Poilage
Joie poilue
Farfelue
Ramage
VIE DE FEMME
Plus de musique en eux. Le silence s’est installé.
Le silence est venu dans la grande maison verte, avec ses deux valises cerclées de noir.
Il a dit :
-Je suis ici chez moi ! Terminés les chanteurs ! Terminé les bruits parasitaires !
LE SILENCE.
MOI !
C’est tout !
Alors ils se sont tus.
Au départ, ils s’envoyaient des petits mots. Le silence les confisquait. Ils ont essayés de communiquer par télépathie. Mais le silence assombrissait leurs pensées, pourrissait les idées. Alors l’homme a dit :
-Bon. Si c’est comme ça, je vais ailleurs.
La femme a dit
-Non ! Tu dois rester, reste avec moi !
- SILENCE ! A dit le silence.
-Bon. A répondu l’homme.
Il a tourné les talons. Il est sorti de la maison verte.
Le silence a dit :
-HEP ! Tes valises ! Prends tes valises et vas-t-en ! Tu es décidément très bruyant ! Et tu remues beaucoup, beaucoup trop de choses. Tu déplaces, tu déranges. Allez, ouste ! Va-t-en loin.
Elle a crié dans son dos de toutes ses forces pour chercher à le retenir.
- Reste ! Luttons ! On a tout le temps !
- Non, pas le temps. Tout est joué. Je pars. Et ne me cherche pas.
Et il a disparu. Complètement. Il a été avalé peut-être ? Ou bien dissout. Ou enlevé. D’un seul coup, hop ! Brusquement, il n’était plus là.
La maison verte s’est murée dans sa vigne vierge et son lierre s’est engourdi.
Alors elle s’est tue. Elle a attendu. Assise.
Elle écrivait, écrivait et le silence disait :
-Moins fort, l’écriture ! Fais donc taire cet engin bavard !
La poussière tissait un épais tapis de velours sous elle. Plus de bruit. Pas un geste. Une attente gelée. Un souvenir figé. Comme une photo. Ou plutôt un reflet enregistré dans le miroir.
Elle s’est allongée. Elle a dormi. Elle a dit :
- Je veux mourir.
Puis elle a ouvert la porte.
Elle a respiré à pleins poumons l’air du dehors. Elle est sortie. Et elle a marché. Doucement.
Longtemps. Calmement.
Arrivée près de la cascade, elle est montée dans son nichoir. Tout était silencieux. Elle a ouvert la porte de son esprit, elle a fermé les yeux et elle l’a senti. Elle a reconnu l’odeur de ses cheveux de sol d’été, l’odeur de sa peau de cocaïne et bu l’eau neutre de ses yeux clos. Il était là. Il avait toujours été là. Il n’était jamais parti .Il avait seulement fait semblant et il s’était pris au vent. Elle le sentait l’envelopper de sa chaleur, de sa douceur, de sa tendresse.
- Je suis là, mon amour, je suis en toi, disait-il. D’ici, on ne me délogera pas. Car tu es celle qui me porte en toi.
- Je suis ta maison de verdure, lui répondit-elle. Tu peux rester habiter ici. Je te donne tout. Toutes les pièces, toute la place. Entre. Entre en moi. Que je sois ta maison, ton refuge, que je sois ton reposoir.
Il est venu. I l s’est planté loin. Fort. Un arbre a poussé. Un arbre très petit. Un arbre musicien
Qui chantait à tue tête. Il habitait dedans. Avec son père.
Elle, la femme résidence, ne bougeait pas trop, ne parlait plus guère. Elle les écoutait. Le père et son fils l’arbre chanteur.
Elle souriait, les yeux pleins de lumière, assise dans son nichoir de verdure, au bord de la cascade.
Elle était devenue, tout petit à petit, une femme fleur. Magnifique. Aérienne et solide.
Ils étaient trois maintenant.
Le père, le fils arbre, la mère fleur.
Lui le père, était devenu le roi du vent. On le sentait. On l’aurait vu. Presque palpable.
Plus l’arbre grandissait, plus il ressemblait à son père. Les feuilles avaient la couleur de ses yeux. Il est sorti de sa mère fleur. Il avait grandi.
- Va, mon fils, je t’aime.
Et il est parti.
Le père a dit :
-Je me sens seul dans cette femme- maison où tout n’est que silence. Il pleut maintenant. Il pleut. Rien n’est raisonnable ici ! Il est temps que je rentre.
Il a expliqué à la femme-fleur qu’il devait aller retrouver la sagesse. Que c’était elle qui le guidait.
- Je préfère la solitude au silence, j’aime mieux me gorger d’elle que me repaître de toi
La fleur a laissé échapper un pâle sourire de rosée.
Il est parti. En coup de vent. Elle a fané. En souriant.
Tandis qu’elle fanait et devenait noire et racornie, un homme aux longues mains douces est passé. Doucement, le soleil de ses yeux a réchauffé le cœur de la fleur.
-Eveille-toi, fleur ! Eveille-toi ! Je suis là, je m’assieds. Regarde, je reste.
Elle a soulevé un pétale et a vu l’ami aux yeux d’écorces tendres. Elle a déplié ses feuilles tandis qu’il chantait.
Elle, nourrie par le chant de l’ami, revenait, revenait, doucement à elle.
-Je ne te cueillerai pas, pas le moins du monde, je viendrai t’arroser, je serai là.
Tu es jolie, une drôle de fleur que j’aime. Une espèce que je ne connais pas.
Je ne te cueillerai pas. Ne te ferai pas de mal. Je serai là. Simplement.
Alors la fleur s’est arrêtée de faner. Elle a cessé d’être fleur. Elle est redevenue femme,
Peu-a-peu, dans les yeux de l’homme aux longues mains douces qui ne bougeait pas.
Il l’emplissait de sa musique enivrante, et entêtante, rassurante et soyeuse.
Il l’appela Gitane, et elle s’est mise à danser, les bras ouverts, illuminée de sa musique à lui, qui ne bougeait pas, à danser pour cet homme aux yeux d’écorces tendres, qui avait su panser ses blessures.
Le silence est venu dans la grande maison verte, avec ses deux valises cerclées de noir.
Il a dit :
-Je suis ici chez moi ! Terminés les chanteurs ! Terminé les bruits parasitaires !
LE SILENCE.
MOI !
C’est tout !
Alors ils se sont tus.
Au départ, ils s’envoyaient des petits mots. Le silence les confisquait. Ils ont essayés de communiquer par télépathie. Mais le silence assombrissait leurs pensées, pourrissait les idées. Alors l’homme a dit :
-Bon. Si c’est comme ça, je vais ailleurs.
La femme a dit
-Non ! Tu dois rester, reste avec moi !
- SILENCE ! A dit le silence.
-Bon. A répondu l’homme.
Il a tourné les talons. Il est sorti de la maison verte.
Le silence a dit :
-HEP ! Tes valises ! Prends tes valises et vas-t-en ! Tu es décidément très bruyant ! Et tu remues beaucoup, beaucoup trop de choses. Tu déplaces, tu déranges. Allez, ouste ! Va-t-en loin.
Elle a crié dans son dos de toutes ses forces pour chercher à le retenir.
- Reste ! Luttons ! On a tout le temps !
- Non, pas le temps. Tout est joué. Je pars. Et ne me cherche pas.
Et il a disparu. Complètement. Il a été avalé peut-être ? Ou bien dissout. Ou enlevé. D’un seul coup, hop ! Brusquement, il n’était plus là.
La maison verte s’est murée dans sa vigne vierge et son lierre s’est engourdi.
Alors elle s’est tue. Elle a attendu. Assise.
Elle écrivait, écrivait et le silence disait :
-Moins fort, l’écriture ! Fais donc taire cet engin bavard !
La poussière tissait un épais tapis de velours sous elle. Plus de bruit. Pas un geste. Une attente gelée. Un souvenir figé. Comme une photo. Ou plutôt un reflet enregistré dans le miroir.
Elle s’est allongée. Elle a dormi. Elle a dit :
- Je veux mourir.
Puis elle a ouvert la porte.
Elle a respiré à pleins poumons l’air du dehors. Elle est sortie. Et elle a marché. Doucement.
Longtemps. Calmement.
Arrivée près de la cascade, elle est montée dans son nichoir. Tout était silencieux. Elle a ouvert la porte de son esprit, elle a fermé les yeux et elle l’a senti. Elle a reconnu l’odeur de ses cheveux de sol d’été, l’odeur de sa peau de cocaïne et bu l’eau neutre de ses yeux clos. Il était là. Il avait toujours été là. Il n’était jamais parti .Il avait seulement fait semblant et il s’était pris au vent. Elle le sentait l’envelopper de sa chaleur, de sa douceur, de sa tendresse.
- Je suis là, mon amour, je suis en toi, disait-il. D’ici, on ne me délogera pas. Car tu es celle qui me porte en toi.
- Je suis ta maison de verdure, lui répondit-elle. Tu peux rester habiter ici. Je te donne tout. Toutes les pièces, toute la place. Entre. Entre en moi. Que je sois ta maison, ton refuge, que je sois ton reposoir.
Il est venu. I l s’est planté loin. Fort. Un arbre a poussé. Un arbre très petit. Un arbre musicien
Qui chantait à tue tête. Il habitait dedans. Avec son père.
Elle, la femme résidence, ne bougeait pas trop, ne parlait plus guère. Elle les écoutait. Le père et son fils l’arbre chanteur.
Elle souriait, les yeux pleins de lumière, assise dans son nichoir de verdure, au bord de la cascade.
Elle était devenue, tout petit à petit, une femme fleur. Magnifique. Aérienne et solide.
Ils étaient trois maintenant.
Le père, le fils arbre, la mère fleur.
Lui le père, était devenu le roi du vent. On le sentait. On l’aurait vu. Presque palpable.
Plus l’arbre grandissait, plus il ressemblait à son père. Les feuilles avaient la couleur de ses yeux. Il est sorti de sa mère fleur. Il avait grandi.
- Va, mon fils, je t’aime.
Et il est parti.
Le père a dit :
-Je me sens seul dans cette femme- maison où tout n’est que silence. Il pleut maintenant. Il pleut. Rien n’est raisonnable ici ! Il est temps que je rentre.
Il a expliqué à la femme-fleur qu’il devait aller retrouver la sagesse. Que c’était elle qui le guidait.
- Je préfère la solitude au silence, j’aime mieux me gorger d’elle que me repaître de toi
La fleur a laissé échapper un pâle sourire de rosée.
Il est parti. En coup de vent. Elle a fané. En souriant.
Tandis qu’elle fanait et devenait noire et racornie, un homme aux longues mains douces est passé. Doucement, le soleil de ses yeux a réchauffé le cœur de la fleur.
-Eveille-toi, fleur ! Eveille-toi ! Je suis là, je m’assieds. Regarde, je reste.
Elle a soulevé un pétale et a vu l’ami aux yeux d’écorces tendres. Elle a déplié ses feuilles tandis qu’il chantait.
Elle, nourrie par le chant de l’ami, revenait, revenait, doucement à elle.
-Je ne te cueillerai pas, pas le moins du monde, je viendrai t’arroser, je serai là.
Tu es jolie, une drôle de fleur que j’aime. Une espèce que je ne connais pas.
Je ne te cueillerai pas. Ne te ferai pas de mal. Je serai là. Simplement.
Alors la fleur s’est arrêtée de faner. Elle a cessé d’être fleur. Elle est redevenue femme,
Peu-a-peu, dans les yeux de l’homme aux longues mains douces qui ne bougeait pas.
Il l’emplissait de sa musique enivrante, et entêtante, rassurante et soyeuse.
Il l’appela Gitane, et elle s’est mise à danser, les bras ouverts, illuminée de sa musique à lui, qui ne bougeait pas, à danser pour cet homme aux yeux d’écorces tendres, qui avait su panser ses blessures.
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